Pets de Kim Jong Un, un vent de Corée du Nord

Cette découverte de Corée du Nord due à Kim Jong Un est peu banale vous en conviendrez, mais cette expédition n’en est pas moins incroyable.
Le 30 novembre 2012, l’agence de presse gouvernementale annonce avoir trouvé lors d’une expédition, une ancienne tanière de licorne en Corée du nord. Ni une ni deux, nous décidons de prendre un avion pour Pékin afin de nous rendre à  Pyongyang, puis dans le petit  village de Kangdong et visiter ce lieu. Nous ne savions pas que ce voyage au pays de Kim Jong Un allait nous réserver quantités de surprises et un cadeau insolite : Des pets de dictateur !

Mardi 4 février 2014

14h00- Nous voilà à Pékin, cela fait 1 semaine maintenant que nous faisons le pied de grue devant la statue de Kim Jong Un à l’entrée de l’ambassade de Corée du Nord, empêtrés dans les tracasseries administratives à n’en plus finir dans le but d’obtenir le précieux visa. Nous nous doutions que l’affaire n’allait pas être aisée, mais à ce niveau cela frise le harcellement ! Pourtant tous nos papiers sont en règle, passeports, vaccins, nous avons présenté notre diplôme de licornologie qui nous autorise pourtant à entrer librement dans tout pays hébergeant des licornes, vestiges de licornes ou traces de licornes. Même la visite médicale humiliante que nous avons subit n’ a pas fait avancer les choses. Il manque toujours un formulaire ou un cachet…je commence à me demander si nous sommes les bienvenus dans ce pays.Gr

18h00– Cela fait quelques jours que nous avons pris nos quartiers chez Lao She, une maison de thé tout près de la cité interdite. Le patron nous a pris en affection, il nous héberge gratuitement à l’étage et fait tout ce qu’il peut pour nous aider. Cet après midi, il est venu nous voir en nous disant qu’il allait recevoir la visite de Lee Min-Bok, un dissident Nord- Coréen réfugié en Chine, qu’il lui avait parlé de notre cas, et qu’il connaissait un moyen d’entrer discrètement en Corée du nord.

20h15– Nous venons de quitter Lee Min Book, et l’affaire est dans le sac, ou plutôt dans le vase ! En effet, Lee nous annoncé que son beau frère avait une affaire d’import-export de vases chinois à Pyongyang et qu’il attendait une livraison de vases anciens qui doit partir cette nuit. Nous allons nous dissimuler dans deux grands vases et ainsi passer la frontière sans encombres, enfin nous l’espérons ! Nous avons rendez- vous cette nuit dans un entrepôt de la rue du dragon, notre contact là-bas allait s’occuper de tout. Espérons qu’il y a un vase assez grand pour Arthur !

chine_coree_frontiere_0

Mercredi 5 février 2014

9h00– Incroyable ! nous sommes arrivés à Pyongyang. En sortant de nos vases, un homme nous a donné, en échange d’une confortable somme d’argent, des faux papiers de négociants en vases historiques. Nous voilà donc commerçants, perdus dans les rues tristes et désertes de la capitale Nord Coréenne. Nous avons réussi à convaincre un marchand de charbon de nous conduire hors de capitale en direction du village de Kangdong, il nous attend à midi au pied d’une des nombreuses statues à la gloire du dictateur  Kim Jong Un.

10h20– Nous devons être prudents, la ville grouille de policiers et de militaires, ils ne verraient pas d’un bon oeil deux occidentaux flânant
tranquillement dans la ville, nous devons aussi garder à l’esprit que toute personne peut être un policier en civil ou un informateur. Je n’ai aucune envie de faire un petit séjour dans une prison ou un camp de travail en Corée du Nord, déporté, et banni
. Nous nous sommes donc posés dans l’arrière- salle d’une ancienne fumerie d’opium reconvertie en restaurant à menu unique. Ici, on ne mange que du Jeotgal, un plat de fruits de mer fermentés avec de la saumure.a1c4ff06-bcdd-11de-b964-db61ca243e18
Depuis que nous sommes entrés dans cet établissement, une odeur peu ordinaire nous irrite les narines. Au début, nous avons cru qu’il s’agissait de quelques restes d’effluves anciennes d’opium ou alors des relents de leurs cuisine nationale. Mais Arthur, fin limier comme il est, a identifié cette senteur : des pets ! ça sent simplement des pets ! Il est vrai qu’ en matière de flatulences, Arthur est un champion du monde, il a faillit s’asphyxier  lui même cette nuit dans son vase !

141202-gp-nk-main_3232e1435bb06027df7a22aeab4652dc

 

11h00– Tout à l’heure, en demandant à la patronne si elle pouvait ouvrir une fenêtre afin d’ aérer la pièce, nous avons essuyé un refus cinglant ! En lui demandant la raison de son refus, nous avons appris que cette odeur, n’était pas n’importe quelle odeur et que si elle se répandait dans la rue, la tenancière aurait de gros problèmes ! Décidément cet établissement cache bien des mystères.

12h00– Nous ne sommes pas allés au rendez- vous du marchand, et pour cause ! Nous sommes dans l’arrière- salle du restaurant en compagnie de Kim Yo Jong, la patronne, qui n’est personne d’autre que la demi-soeur du dictateur Kim Jong Un ! Après quelques verres d’alcool local, elle nous a raconté sa triste histoire : née d’une liaison entre son père et une acrobate de cirque chinoise, elle a été répudiée et déshéritée par son père. Chassée par son demi-frère, sa tête a été mise à prix et elle est désormais considérée comme ennemi d’état. Elle vit à présent dans la clandestinité et dans un dénuement total dans l’arrière boutique de cette sordide ancienne fumerie d’opium.fumeur-d-opium-émile-bard-18xx-les-chinois-chez-eux-armand-colin-paris-1899

14h00– Touchés par cette poignante histoire, nous avons demandé à la soeur de Kim Jong Un ce que nous pourrions faire pour elle, mais en guise de réponse, elle nous nous a demandé de la suivre dans la cave. Dans l’escalier qui y menait, elle nous a remercié et expliqué qu’elle n’avait besoin de rien, et qu’ avant d’être chassée du palais présidentiel, elle avait eu le temps d’emporter un véritable trésor !

16h00– Nous sommes de retour dans l’entrepôt de vases. J’ai beau relire mes notes, je n’arrive toujours pas à réaliser ce qu’il s’est passé dans la cave du restaurant tout-à-l’heure !
Après avoir ouvert la lourde porte de la cave, nous nous sommes retrouvés dans une immense pièce entièrement décorée à la gloire du dictateur Kim Jong Un, statues, portraits, objets personnels que le dictateur à utilisés ou simplement touchés. Kim Yo Jong nous a expliqué que touts ces objets font l’objet d’un véritable culte en Corée du Nord et qu’ils se revendaient pour une petite fortune chez les quelques touristes qui ont l’autorisation de visiter le pays. Mais le véritable trésor de cette incroyable collection se trouvait dans une armoire fermée par une lourde chaîne.
Après de longues minutes d’hésitation, Kim s’est décidée à nous dévoiler son contenu : quand les portes de l’armoire se sont ouvertes, nous y avons découvert des centaines de boîtes de conserves ! Voyant notre air dubitatif, Kim nous a fièrement annoncé que ces boîtes contenaient ni plus, ni moins que les pets de son frère ! Des pets que nuit après nuit, Kim a patiemment récoltés quand son frère dormait…. Nous fûmes stupéfaits ! Kim Jong Un, ce grand dictateur qui fait trembler la planète est en fait un pétomane hors normes, atteint de la maladie nommée aérocolie.
Nous avons à présent l’explication de cette odeur pestilentielle qui nous a chatouillé les narines toute la journée.

img-original-15916-paire-vase-canton-avec-decor-polychrome-representant-des-personnages-dragons-piece-rare-qualite-chine-19eme

20h15– Nous voilà malins ! Nous nous retrouvons avec 50 boîtes de pets frais de dictateur ! Nous avons eu la “bonne idée” d’accepter ce cadeau dangereux et  encombrant. Nous  devons absolument quitter le pays. Nous entamons donc notre voyage retour et retournons dans nos vases, en espérant qu’aucune de ces boîtes ne s’ouvre durant le voyage !

 

 

« Journal d’ expédition Arthur et Samson »

il me faut des pets de dictateur

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *